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L’ASSE a nettement moins dépensé cet été que lors du précédent mercato, avec environ 10,35 M€ investis, et Ivan Gazidis assume cette orientation. Dans un entretien accordé à L’Équipe, le président stéphanois a détaillé la stratégie de Kilmer Sports Ventures et confirmé que le retour en Ligue 1 ne devait pas conduire le club à sacrifier sa construction à long terme.
ASSE : Pourquoi Ivan Gazidis refuse-t-il de courir après la dépense ?
Ivan Gazidis a profité de son entretien avec L’Équipe pour remettre les chiffres du mercato dans une perspective plus large. L’ASSE dispose de moyens importants grâce à Larry Tannenbaum, mais le président ne veut pas transformer cette puissance financière en chéquier automatique. Le recrutement est pensé comme une pièce d’un projet beaucoup plus vaste, dans lequel les infrastructures, le staff, la formation et la performance quotidienne doivent également progresser.
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Le dirigeant assume cette ligne sans détour. « Nous ne voulons pas tout sacrifier pour être promus cette année. Puis oublier ce qui se passera ensuite », explique Ivan Gazidis dans L’Équipe, lors de l’entretien réalisé à L’Étrat. Le message est clair : l’argent doit donner du temps aux décideurs, pas les pousser à multiplier les paris coûteux sous la pression du classement.
Que cache réellement ce mercato autour des 10 M€ ?
Le contraste avec l’été précédent est particulièrement parlant. L’AS Saint-Etienne a engagé environ 10,35 M€ sur son recrutement estival 2026, contre 27,90 M€ un an plus tôt. Cette baisse ne signifie donc pas que Kilmer Sports Ventures a fermé le robinet ; elle traduit plutôt un changement dans l’utilisation des ressources, avec une volonté affichée de cibler les besoins plutôt que d’empiler les signatures.
À voirMercato : Malang Sarr sous pression après sa signature à NeomIvan Gazidis rejette d’ailleurs la comparaison souvent utilisée avec le PSG. « J’ai vu que nous étions décrits comme le PSG de la L2. Ce n’est pas vrai », affirme-t-il. Selon le président forézien, l’objectif consiste à rendre Saint-Etienne progressivement capable de générer ses propres revenus et de fonctionner sur une base économique solide, plutôt que de dépendre indéfiniment des injections de son propriétaire.
Pourquoi Ian Cathro devient-il une pièce centrale du projet ?
Le choix de Ian Cathro s’inscrit précisément dans cette logique. Ivan Gazidis considère que l’entraîneur écossais correspond à la philosophie recherchée par la nouvelle direction et qu’il doit notamment contribuer à valoriser un effectif plus compact, où les joueurs peuvent occuper plusieurs rôles. La formation occupe également une place importante dans cette équation, avec la volonté annoncée de donner davantage d’espace aux jeunes.
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Cette saison possède surtout une particularité. Gazidis estime qu’elle est la première durant laquelle l’équipe, le staff et l’organisation correspondent véritablement aux choix de Kilmer. Deux ans après le rachat, la période d’installation laisse donc progressivement place à celle où les décisions de la nouvelle direction peuvent être jugées sur leurs résultats. Et cette fois, l’excuse de l’héritage du passé pèsera moins lourd.
Saint-Etienne peut-elle construire sans perdre de vue la montée ?
Le paradoxe du projet stéphanois est là. La remontée en Ligue 1 demeure l’objectif sportif évident, mais la direction refuse d’en faire une obsession financière. Gazidis met notamment en avant la progression des revenus commerciaux et affirme que les ventes de maillots ont triplé depuis l’arrivée de Kilmer, signe que la transformation recherchée ne concerne pas uniquement l’équipe première.
Le président va même jusqu’à présenter Larry Tannenbaum comme un « gardien » plutôt que comme un propriétaire éternel. « Nous ne serons pas là pour toujours. Le club et les supporters, eux, le seront », déclare Ivan Gazidis. Une formule qui résume toute l’ambition du projet : faire grandir l’institution, préserver son identité et laisser derrière lui une ASSE plus robuste qu’à son arrivée.
Gazidis joue désormais la carte du temps ?
Le mercato à 10 M€ ne raconte donc qu’une partie de l’histoire. La véritable annonce d’Ivan Gazidis concerne la méthode : dépenser lorsque cela paraît pertinent, investir dans les structures et accepter qu’une reconstruction ne produise pas instantanément tous ses effets. Le président stéphanois assume ainsi une stratégie moins spectaculaire qu’un recrutement XXL, mais beaucoup plus large.
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À voirOM : Marseille craint le pire pour Cornelius, blessé avec le CanadaReste une équation que le terrain devra trancher. L’ASSE possède actuellement une équipe façonnée par Kilmer, un entraîneur choisi par cette direction et un environnement économique présenté comme plus solide. Si la montée arrive, la méthode gagnera en crédibilité. Si elle échoue encore, les supporters regarderont forcément les 10 M€ dépensés cet été avec une autre grille de lecture. Le football, lui, ne signe jamais de contrat de garantie.








