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Les supporters de l’Olympiakos pourront finalement assister au déplacement de leur équipe au Vélodrome, ce jeudi, pour la deuxième journée de la phase de ligue de Ligue Europa. Après un premier arrêté préfectoral qui interdisait leur accès à plusieurs secteurs de Marseille, les autorités ont fait marche arrière mardi, tout en maintenant un encadrement strict de leur arrivée au stade.
OM-Olympiakos : Un revirement préfectoral qui change la donne à Marseille
L’incertitude a longtemps plané sur le déplacement des supporters grecs. Mais tout a finalement basculé en quelques heures. Un premier arrêté de la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, rendu public mardi matin, interdisait aux personnes qui se revendiquent de l’Olympiakos d’accéder au centre-ville, aux abords du Vélodrome et à l’enceinte sportive. Quelques heures plus tard, la mesure a finalement été abrogée, après plusieurs échanges entre les parties concernées.
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Ce changement ne signifie toutefois pas que les supporters grecs pourront circuler librement dans Marseille. Selon La Provence, les autorités ont autorisé leur venue à condition qu’ils rejoignent un point de rendez-vous fixé par la police, où ils seront pris en charge avant leur transfert vers le stade. Les restrictions de circulation restent applicables dans les 1er, 2e, 6e, 7e, 8e et 9e arrondissements. Le déplacement est donc autorisé, mais sous surveillance renforcée.
OM-Olympiakos, une rencontre déclarée à haut risque
La rencontre entre l’OM et l’Olympiakos a été classée au niveau de risque maximal, soit 5 sur 5, par la Division nationale de lutte contre le hooliganisme (DNLH). Cette évaluation repose notamment sur les tensions entre les deux camps et sur les liens d’amitié entretenus par certains groupes de supporters marseillais avec ceux de l’AEK Athènes, rival historique du club du Pirée.
À voirOL : Bonne nouvelle pour Lyon, des joueurs incertains à Crystal PalaceLa présence de supporters de l’AEK dans le parcage marseillais lors du déplacement à Troyes, dimanche, a également alimenté les inquiétudes. À ces rivalités s’ajoute un contexte social tendu en France, marqué ces dernières semaines par des mobilisations lycéennes. La préfecture estimait nécessaire de disposer de renforts policiers suffisants pour assurer simultanément la sécurité des manifestations et celle de l’événement sportif.
« Au regard du contexte social et des mobilisations de ces dernières semaines, il était essentiel pour nous de pouvoir bénéficier de renforts de forces de sécurité intérieure avant de prendre une décision, afin de garantir le bon déroulement des manifestations en cours, tout en assurant la sécurisation de cet événement sportif », a expliqué la préfecture. Une justification qui éclaire le revirement, sans effacer les interrogations suscitées par le calendrier de la première décision.
Une vive contestation des Grecs qui a tout changé
Le premier arrêté avait provoqué la colère des dirigeants grecs. Le club du Pirée dénonçait une décision prise trop tardivement, alors que certains de ses supporters avaient déjà pris la route ou effectué le déplacement vers Marseille. Dans son communiqué, l’Olympiakos a notamment déclaré : « Il est inacceptable qu’une telle décision ait été prise à la dernière minute, alors que certains de nos supporters sont déjà en route pour Marseille ou ont déjà effectué le déplacement. »
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Le club affirmait également avoir été informé de cette éventualité seulement lundi, sans qu’une interdiction lui ait été annoncée auparavant. La confusion a finalement été levée en début de soirée, avec l’abrogation officielle de l’arrêté initial et la mise en place d’un dispositif qui encadre le déplacement.
À voirMercato PSG : Les plans de Luis campos pour l’hiver connusCette issue permet aux supporters grecs de maintenir leur projet, mais elle intervient après plusieurs heures d’incertitude. Pour les dirigeants de l’Olympiakos, le soulagement est réel. Pour les forces de l’ordre, le travail de préparation ne fait que prendre une autre forme.
Un millier de supporters attendus sous escorte au Vélodrome
Environ 1 000 supporters de l’Olympiakos sont attendus au Vélodrome pour cette rencontre. Ils devront se regrouper au point de rendez-vous communiqué par les autorités françaises, avant d’être conduits sous escorte policière jusqu’au Vélodrome et installés dans le secteur réservé aux visiteurs. L’accès au stade leur sera donc possible uniquement dans le cadre de cette prise en charge organisée.
Les déplacements individuels et la circulation dans les zones soumises à restriction demeurent interdits aux personnes concernées. Les autorités ont également prévu des moyens de surveillance supplémentaires. Un arrêté autorisant la captation et la transmission d’images depuis des caméras installées sur un hélicoptère a été pris afin de permettre aux forces de l’ordre de suivre d’éventuels incidents.
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L’objectif est de prévenir les affrontements avant, pendant et après la rencontre, sans exposer les habitants de Marseille à des troubles. Le message est clair : les Grecs sont les bienvenus au stade, mais pas question de transformer cette soirée européenne en rendez-vous avec les incidents.
Un précédent révélateur des enjeux de sécurité en Ligue Europa
Cet incroyable revirement de situation vient rappeler la difficulté d’organiser certaines rencontres européennes lorsque les rivalités entre groupes de supporters se mêlent aux contraintes de maintien de l’ordre. Le classement de risque 5 sur 5 souligne la vigilance des autorités, tandis que l’accueil encadré des visiteurs permet de concilier leur présence et les impératifs de sécurité.
À voirASSE : Avant le Red Star, deux renforts pour Saint-EtienneLe chiffre de 1 000 supporters attendus donne également une idée de l’ampleur du dispositif à déployer autour du stade. Pour l’OM, l’enjeu reste désormais sportif : recevoir l’Olympiakos au Vélodrome dans un climat aussi serein que possible et éviter que les questions de sécurité ne prennent le pas sur le terrain.
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À voirPSG : Ousmane Dembélé répond sur sa mise au repos par EnriquePour les autorités, la réussite se mesurera à l’absence d’incidents. Après une journée marquée par une interdiction puis un rétropédalage, le Vélodrome se prépare à accueillir les supporters grecs dans un cadre strictement organisé. La décision a changé, mais la vigilance, elle, demeure entière.








