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C’est par un communiqué publié hier soir, que la Fédération Algérienne de Football (FAF) a scellé le sort de Vladimir Petković. Si la FAF a tenu à saluer la courtoisie et le « professionnalisme exemplaire » du technicien bosno-suisse durant ses deux années à la tête des Verts, le bilan sportif, lui, s’avère peu convaincant. Arrivé avec le statut d’entraineur de haut niveau quart de finaliste de l’euro 2021 en battant les bleus il se devait d’impulser une nouvelle dynamique, Petković quitte ses fonctions en laissant une sélection déboussolée, sans identité claire ni projet de jeu .
Une traversée du désert tactique et des défaites qui font mal
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En deux ans de mandat, le passage du technicien bosniaque aura manqué de souffle, d’idées et de convictions. Le premier grand test continental s’est soldé par une désillusion marquante lors de la Coupe d’Afrique des Nations : une élimination nette en quart de finale face au Nigéria, où l’Algérie est apparue sans solution, incapables de répondre au défi physique et tactique imposé par les Super Eagles d’Eric Chelle.
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L’échéance du Mondial n’a fait que confirmer les limites de son système. Alignée sans plan de jeu identifiable, l’équipe s’est traînée tout au long de la compétition avant une sortie de route logique face à la Suisse. Plus que le résultat, c’est l’absence d’animation offensive et de ses choix plus que douteux comme la titularisation de Zerrouki médiocre face à la Jordanie au détriment de Boudaoui qui ont indigné les supporters. L’obstination du coach à maintenir certains cadres hors de forme tout en ignorant obstinément des techniciens en pleine possession de leurs moyens à l’image du meneur de jeu Ilan Kebbal, constamment écarté des plans du coach a fini par fracturer la relation de confiance avec le public algérien.
Une attitude détachée qui a fini par sceller son sort
Au-delà de la pauvreté du contenu proposé sur le terrain, c’est l’attitude parfois jugée désinvolte du technicien de 62 ans qui a renforcé la rupture. Le point de rupture est survenu au coup de sifflet final de l’élimination face à la Suisse : alors que le peuple algérien pleurait la fin du parcours des Verts, Vladimir Petković s’affichait grand sourire aux lèvres sur la pelouse, partageant d’amicales poignées de main et des ricanements avec ses anciens joueurs suisses.
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Ce manque de retenue et cette apparente indifférence face à la détresse sportive du pays ont définitivement terni son image auprès de la FAF et du public. Sans empreinte collective, sans envie avec son groupe ni avec le peuple algérien, Vladimir Petković s’en va par la petite porte. La FAF s’active désormais en coulisses pour trouver le profil capable de redonner une âme et de l’ambition aux Fennecs.

