Afficher l’index Masquer l’index
L’OM traverse une période particulièrement tendue après sa défaite contre le PSG, qui l’a laissé à la 17e place de Ligue 1. Dans La Provence, le préparateur mental Raphaël Pesenti estime que la gestion de la pression à Marseille peut contribuer à expliquer pourquoi certains joueurs semblent retrouver davantage de liberté après leur départ.
OM : Pourquoi le maillot marseillais semble-t-il peser autant ?
Dans La Provence, Raphaël Pesenti avance une lecture essentiellement psychologique des difficultés rencontrées par certains joueurs de l’OM. Interrogé sur les éléments qui se relancent une fois loin de Marseille, le préparateur mental répond sans détour : « Pour moi, clairement, c’est l’environnement. » Selon lui, le problème ne résiderait donc pas uniquement dans les qualités individuelles des footballeurs, mais aussi dans le contexte auquel ils sont confrontés.
Lire aussi : OM : Le gros salaire de Bruno Genesio bloque son départ ?
Son analyse va plus loin. Pesenti estime que les dirigeants auraient dû davantage protéger leurs joueurs de la pression propre au club. Il considère au contraire que certaines pratiques auraient ajouté une charge supplémentaire à un environnement déjà particulièrement exigeant. Une interprétation qui lui appartient et qui ne permet pas, à elle seule, d’établir une causalité entre cette pression et les performances individuelles.
La peur de l’erreur peut-elle réellement changer un joueur ?
Pour Raphaël Pesenti, le mécanisme serait assez simple. Lorsque la sanction devient trop présente dans l’esprit du joueur, la prise d’initiative peut disparaître. « Les joueurs veulent à tout prix éviter l’erreur et prennent moins d’initiatives », explique-t-il dans La Provence. Une remarque qui renvoie directement au rapport entre confiance, responsabilité et performance sportive.
À voirOM : La DNLH prépare un dispositif exceptionnel pour l’OlympiakosLe préparateur mental critique également ce qu’il décrit comme une confusion entre autorité et responsabilisation. Il ne remet pas en cause la nécessité d’un cadre, mais estime que la façon de l’imposer peut modifier la réaction des joueurs. Cette analyse vient replacer la pression interne comme l’un des facteurs qui influencent négativement les performances des joueurs à Marseille.
Que traduit vraiment la chute actuelle de Marseille ?
Le contexte donne du poids aux interrogations. Après son revers 2-1 contre le PSG au Vélodrome, l’OM occupe la 17e place après cinq journées et reste sur cinq défaites consécutives toutes compétitions confondues. L’Équipe souligne également qu’il s’agit du premier passage de Marseille dans la zone de relégation aussi tôt dans une saison depuis 2011-2012.
Lire aussi : OM : La date de retour de Kondogbia et Nnadi est enfin connue
La comparaison historique mérite d’être maniée avec précaution. En 2011-2012, Marseille était même dernier après six journées avec trois points avant de terminer l’exercice à la dixième place. Le précédent montre donc qu’un classement très mauvais en septembre ne suffit pas à déterminer la suite d’une saison. À l’époque, Marseille avait aussi remporté la Coupe de la Ligue et le Trophée des champions.
Genesio peut-il rendre aux joueurs leur liberté ?
Bruno Genesio se retrouve désormais au centre d’un chantier qui dépasse le simple tableau d’affichage. Avant le Classique, l’entraîneur marseillais expliquait que son équipe pouvait hisser son niveau sur 90 minutes, tout en conservant son système malgré plusieurs absences.
Après le PSG, le constat comptable est devenu plus lourd, même si Marseille a longtemps résisté et a été applaudi par son public au terme de la rencontre. Le véritable enjeu consiste donc à déterminer si le club marseillais peut recréer suffisamment de confiance pour permettre à ses joueurs de jouer sans cette crainte permanente de mal faire.
À voirBanderole anti-ASSE : La colère froide de Tolisso après OL-RennesLire la suite sur l’OM :
OM : La DNLH prépare un dispositif exceptionnel pour l’Olympiakos
OM : Marseille craint le pire pour Cornelius, blessé avec le Canada
À voirLugano : « Le PSG n’avait même pas quelqu’un pour trouver une maison »L’analyse de Pesenti ouvre une piste intéressante, mais elle ne saurait expliquer à elle seule une situation qui mêle résultats, effectif, blessures, concurrence et pression médiatique. Dans une ville où chaque ballon perdu peut devenir une affaire d’État, retrouver de la sérénité pourrait déjà constituer un premier pas.








