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- Qui rachète le FC Nantes ? Phenix Sports Invest et Paulo Tavares
- Accord de principe : ce que Waldemar Kita a vraiment signé
- Combien coûte le FC Nantes ? Un prix que personne n’assume
- Pourquoi la DNCG exige 25 M€ pour valider la vente du FC Nantes
- Paulo Tavares répond à ses détracteurs
- Calendrier de la vente du FC Nantes : les dates à retenir
Mise à jour du 13 octobre 2026 : le dossier de Phenix Sports Invest doit être remis à la DNCG ce mercredi 14 octobre. Aucune date d’audition n’a encore été fixée.
La vente du FC Nantes n’en est pas encore une. Waldemar Kita a bien paraphé, dans la nuit du 28 au 29 septembre, un protocole avec Phenix Sports Invest, la holding luxembourgeoise de Paulo Tavares. La propriété du club, elle, n’a pas changé de mains, et la suite du rachat du FC Nantes se joue désormais devant un seul arbitre. La DNCG réclame 25 millions d’euros bloqués sur un compte avant même d’écouter les repreneurs.
À voirMercato : L’Inter Milan indique au PSG le tarif pour Andy DioufChaque étape du dossier est reprise ici dans l’ordre, avec les dates connues, et la page suit chaque nouvelle décision. Le reste de l’actualité des Canaris est à retrouver sur notre page FC Nantes.

Qui rachète le FC Nantes ? Phenix Sports Invest et Paulo Tavares
Le candidat retenu par la famille Kita s’appelle Phenix Sports Invest. Derrière ce nom se trouve une holding basée au Luxembourg qui rassemble des investisseurs français, portugais et luxembourgeois. Son visage, Paulo Tavares, 62 ans, est un entrepreneur franco-portugais passé par le conseil dans le football, notamment auprès de l’AS Monaco.
Nantes n’est pas son premier essai en France. Son nom a circulé à Saint-Étienne, à Valenciennes puis à Troyes, sans qu’aucun de ces projets n’aboutisse. Cette fois, il revendique 300 millions d’euros levés. Le document présenté aux investisseurs cet été affichait un ticket d’entrée de 250 000 euros, un rendement promis de 9 % par an et un club valorisé 350 millions d’euros d’ici trois ans. Pour une équipe reléguée en Ligue 2 au printemps, la projection a laissé beaucoup de monde perplexe, et le support de présentation, conçu avec l’aide de ChatGPT, n’a rien arrangé. Kita avait trois offres sur la table. Il a retenu celle-là.
Accord de principe : ce que Waldemar Kita a vraiment signé
Le mot « vente » a envahi les gros titres le 30 septembre, jour où la signature a été rendue publique. Le soir même, Jacky Bonnevay, proche du président et autorisé par lui à parler, a recadré les choses à la télévision : « Un protocole d’accord de principe a été signé, mais ce n’est pas un accord de vente. » Il a aussi précisé que « si la vente ne se fait pas, il reste à sa tête ».
Concrètement, le protocole ouvre une période de négociations exclusives et ne transfère rien. Kita, qui entame sa vingtième saison à la présidence et a vu défiler 24 entraîneurs, garde la main tant que la DNCG ne s’est pas prononcée. Au printemps, après l’envahissement de terrain contre Toulouse, il avait lâché : « Je ne peux pas continuer à travailler dans ce contexte-là ».
Combien coûte le FC Nantes ? Un prix que personne n’assume
Pour la vente du FC Nantes, le chiffre le plus repris tourne autour de 100 millions d’euros, avec un bonus de 20 millions en cas de remontée en Ligue 1 dès 2027. D’autres estimations descendent à 70 ou 75 millions. Waldemar Kita a démenti les montants publiés, sans en avancer un autre.
À voirÉliminatoires CAN 2027 : 21 places, le Nigeria en énorme dangerLe paradoxe tient en une ligne de bilan. Le club se vend sans dette, parce que son propriétaire a épongé les pertes sur sa fortune personnelle, mais il reste structurellement déficitaire. Il ne possède ni la Beaujoire ni son centre d’entraînement de La Jonelière. Fin 2023, le Collectif Nantais avait mis 80 millions sur la table et s’était entendu répondre que c’était trop peu. Trois ans plus tard, avec un club descendu en Ligue 2, le prix évoqué est plus élevé.
Lire aussi : Vente FC Nantes : un premier refus et un prix qui fait débat
Pourquoi la DNCG exige 25 M€ pour valider la vente du FC Nantes
La DNCG n’a rien communiqué officiellement, mais la liste de ses demandes est connue. Avant toute audition, les repreneurs doivent immobiliser 25 millions d’euros sur un compte bancaire. Le montant correspond au déficit structurel cumulé sur les trois dernières saisons. Le gendarme financier veut voir l’argent qui couvrira les pertes futures, et pas uniquement celui qui servira à payer le vendeur.
Cette garantie ne s’ajoute pas forcément au prix de cession. Elle sert de filet de sécurité. Le dossier doit en plus détailler l’actionnariat, justifier l’origine des fonds, présenter un plan de financement sur trois ans et s’accompagner d’un rapport indépendant d’enquête de moralité sur les repreneurs.
À voirOM : Après Troyes, Éric Di Meco détruit l’équipe de Bruno GenesioLa vente du FC Nantes a déjà buté sur ce scénario. En 2019, Kita avait rompu avec le fonds LFE parce que les garanties bancaires réclamées par la DNCG n’étaient jamais arrivées. Sept ans plus tard, Paulo Tavares bute sur le même verrou.
Le rapport de force a pourtant changé. La DNCG peut aujourd’hui s’opposer à un rachat, et un passage en force exposerait le club à des sanctions allant de l’interdiction de monter jusqu’à la rétrogradation. Pour un projet dont le prix intègre un bonus lié à la remontée en 2027, ce serait absurde : le scénario qui déclenche les 20 millions supplémentaires deviendrait impossible.
Lire aussi : Vente FC Nantes : 25 M€ et un dossier béton pour convaincre la DNCG
Paulo Tavares répond à ses détracteurs
L’homme d’affaires a choisi son compte X pour répliquer, le dimanche 11 octobre, au lendemain du 0-0 face à Reims. Sans nommer personne, il s’en est pris aux « spécialistes autoproclamés, qui n’ont jamais rien construit ». « Après près de 30 ans dans le football international, je dois avouer que certaines analyses me font beaucoup rire », a-t-il écrit, avant de conclure par un « Continuez, vous me divertissez ! » qui n’a pas calmé grand monde.
À voirMercato PSG : Cherki, le crack à 15 M€ que Paris a laissé filerLe ton détonne avec le climat qui entoure la vente du FC Nantes. Le 6 octobre, le CSE a voté à l’unanimité un avis défavorable sur le projet, lors d’une séance extraordinaire à La Jonelière. L’avis est consultatif et ne bloque rien juridiquement. Il traduit surtout les craintes des salariés pour l’emploi et la pérennité du FCN. La Brigade Loire avait posé sa ligne dès le 1er octobre : « Nous voulons un changement de propriétaire. Pas à n’importe quel prix. » Le groupe de supporters l’a répété en tribune le 10 octobre.
Nantes Métropole se tient à distance. Emmanuel Terrien, vice-président chargé des sports, a rappelé que la collectivité « n’a donc pas à choisir qui en sera demain le propriétaire ». Elle dit n’avoir été sollicitée ni par le club ni par le repreneur.
Calendrier de la vente du FC Nantes : les dates à retenir
- Nuit du 28 au 29 septembre, signature du protocole d’accord de principe entre la famille Kita et Phenix Sports Invest.
- 30 septembre, l’accord devient public et l’entourage de Kita précise qu’il ne s’agit pas d’une vente.
- 1er octobre, la Brigade Loire publie son communiqué.
- 2 octobre, Nantes Métropole indique ne pas avoir été sollicitée.
- 6 octobre, le CSE rend un avis défavorable à l’unanimité.
- 11 octobre, Paulo Tavares répond à ses critiques sur X.
- 14 octobre, échéance visée pour déposer le dossier complet auprès de la DNCG.
- Fin octobre, audition possible une dizaine de jours après le dépôt, à condition que les pièces exigées soient réunies.
Sur le terrain, l’équipe avance sans visibilité. Nantes pointe au 13e rang de Ligue 2 avec 8 points en 8 journées et reçoit Dunkerque le vendredi 16 octobre.






