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Vitinha et le PSG semblent vivre une histoire d’amour parfaite aux yeux du monde : performances XXL, titre européen, statut de crack mondial. Mais, malgré cette belle ambiance, le Portugais ne ferait pas l’unanimité dans son propre vestiaire.
PSG : Vitinha, un statut de crack mais une image plus complexe
Rares sont les joueurs capables de transformer 40 millions d’euros en chef-d’œuvre. Depuis son arrivée au PSG en 2022, Vitinha a fait exactement ça. Progression constante, influence grandissante, et une finale de Ligue des Champions qui restera gravée dans les mémoires parisiennes. Il est aujourd’hui l’un des milieux de terrain les plus complets d’Europe, point de départ de presque tout ce que produit Paris.
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À voirMercato ASSE : L’erreur à 20M€ de KSV qui plombe les vertsPourtant, c’est précisément cette omniprésence qui semble agacer en coulisses. Gregory Schneider, fin connaisseur du football parisien, n’a pas mâché ses mots lors d’un échange avec Farid Rouas sur Instagram : « Vitinha, je vois à peu près à quoi il ressemble : une personnalité qui ne me séduit pas beaucoup, un peu sûre d’elle ; d’ailleurs, certains coéquipiers aimeraient de temps en temps qu’il redescende », a révélé le journaliste de Libération.
João Neves, le contre-modèle qui fascine
Pour mieux cerner ce qui coince avec Vitinha, Schneider lui oppose un portrait contrasté de João Neves, son partenaire de couloir, arrivé plus récemment mais déjà adulé dans le vestiaire. « Je ne suis pas sûr qu’il fasse quelque chose très bien, mais il fait tout bien. Il a beaucoup de régularité. Et il y a une forme d’effacement dans sa personnalité qui me stimule », confie le journaliste. Puis il conclut : « Neves conserve un mystère qui me stimule ! »
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Ce parallèle est révélateur. Là où Neves avance masqué, collectif et discret, Vitinha occupe l’espace, revendique sa place et affiche ses ambitions. Deux visions du leadership qui peuvent cohabiter mais pas toujours sans friction. Et dans un vestiaire de champions, les égos se gèrent avec autant de soin que les tactiques.
La rançon inévitable du leadership
Soyons clairs : un joueur contesté par certains coéquipiers n’est pas nécessairement un problème. C’est souvent le signe qu’il existe, qu’il pèse, qu’il impose une exigence collective. Les meilleurs, de Zidane à Busquets, ont tous traversé ce genre de turbulences internes sans que cela ne nuise au groupe. Ce qui compte, c’est la réponse du terrain. Et sur ce point, Vitinha répond présent à chaque fois.
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Ce qui rend l’analyse de Schneider intéressante n’est pas tant l’existence d’un malaise que la question qu’elle soulève : un vestiaire peut-il durablement porter un leader qu’il admire sans totalement l’accepter ? À Paris, dans ce contexte de demi-finale de Ligue des Champions face au Bayern, la réponse se jouera sur le rectangle vert et nulle part ailleurs.


