Les grosses déceptions de la Coupe du Monde 2026 en Amérique

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Si une Coupe du monde peut révéler les cracks de demain, elle est aussi un révélateur cruel pour les joueurs attendus au tournant. A la suite d’une saison à rallonge, plusieurs cadres de sélections majeures ont complètement sombré sur le sol américain. Attendus comme les leaders techniques ou défensifs de leurs nations respectives, ils ont traversé le tournoi comme des fantômes, payant cash le manque de fraîcheur ou des choix tactiques discutables. Retour sur trois gros flops de ce Mondial qui ont grandement plombé leur équipe.

Fede Valverde, le maillon faible de la Céleste

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Annoncée comme l’un des outsiders les plus excitants sous la houlette de Marcelo Bielsa, l’Uruguay a quitté la compétition par la petite porte, et ce naufrage porte en partie les stigmates de la méforme de son capitaine, Federico Valverde. Habitué à performer avec le Real Madrid grâce à son volume de jeu hors norme et ses projections vers l’avant permanentes, le milieu de terrain de 27 ans a semblé totalement rincé physiquement dès le premier match de poules.

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Dans le système énergivore de Bielsa, basé sur un marquage individuel et une débauche d’énergie permanente dont anciens cadres de l’Olympique de Marseille peuvent témoigner de l’intensité demandé par le coach argentin. Valverde a manqué de jus, incapable de faire les différences par sa course, de casser les lignes ou par le danger de ses frappes lointaines, il a subi les débats au milieu de terrain, notamment lors du match décisif contre l’Espagne où l’Uruguay s’est fait bouger dans l’impact. Au lieu d’être le guide de la nouvelle génération uruguayenne, il a traversé les rencontres sans aucune grinta ce qui le caractérise pourtant. Un tournoi extrêmement lourd pour lui, qui symbolise la fin de cycle douloureuse de la Céleste aux États-Unis.

Gabriel Magalhães, le symbole fébrilité de l’arrière-garde brésilienne

Le Brésil de Carlo Ancelotti se présentait aux Etats-Unis avec des grosses ambitions, mais la Seleção a payé au prix fort ses sautes de concentration défensives Au cœur de ces difficultés, le défenseur central d’Arsenal, Gabriel, a vécu un calvaire qu’on n’avait pas vu venir. Alors qu’il sortait d’une campagne anglaise ultra solide, le Gunner a affiché une fébrilité déconcertante dès que le niveau s’est élevé, loin de la sérénité requise pour un Mondial.

S’il est habituellement performant dans le domaine aérien contre Haaland se fut une autre histoire, sur le premier but du cyborg norvégien Gabriel se fait manger au duel par Haaland ce qui coute le but au Brésil. Gabriel a commis des erreurs grossières qui ont amenés des buts qui coute très cher à l’arrivée. Son manque de vitesse sur les transitions rapides des attaquants adverses a exposé également toute la défense brésilienne.

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Moins vocal que son compère de charnière, souvent pris à revers sur les ballons dans le dos, notamment contre le Maroc fautif sur le premier but de Saibari ou il se fait prendre dans son dos par l’attaquant marocain. Il a symbolisé un Brésil qui refuse de défendre ensemble et qui subit le poids de la pression. À ce niveau de la compétition, le moindre retard ou la moindre erreur se paie cash, et Gabriel l’a appris de la pire des manières.

Vitinha, un chef d’orchestre sans baguette avec le Portugal

Le Portugal disposait sans doute de l’un des effectifs les plus denses au milieu de terrain, mais l’animation tactique s’est complètement enrayée. Positionné pour être la plaque tournante et le métronome du onze portugais, Vitinha a livré une copie très pâle. Le joueur du Paris Saint-Germain, d’ordinaire si soyeux techniquement et capable de fluidifier le jeu sous pression, a joué à l’envers pendant tout le tournoi et a semblé très émoussé physiquement.

Au lieu de verticaliser le jeu et de servir ses attaquants, Vitinha s’est enfermé dans un jeu latéral stéréotypé, face au Congo il a réalisé 128 Passes mais à contrario pas beaucoup de prises de risque pas mal de passes latérales qui n’ont eu que peu d’influence sur le jeu portugais, ralentissant la plupart des transitions offensives, selon L’Equipe.

 Face à des blocs bas et agressifs, son manque d’impact physique s’est fait cruellement ressentir, se faisant régulièrement bouger dans les duels. Remplacé à plusieurs reprises en cours de match, il n’a jamais su trouver la clé pour animer le 4-3-3 portugais.

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