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L’OM lance sa campagne de Ligue Europa ce jeudi à Istanbul face au Besiktas, avec Bruno Genesio attendu pour remanier son équipe à quelques jours du Classique. L’entraîneur marseillais veut préserver certains cadres sans donner le sentiment de sacrifier cette première sortie européenne. Un pari qui s’annonce tout de même risqué.
Ligue Europa : Une soirée européenne qui arrive au pire moment pour l’OM
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Le calendrier offre à Bruno Genesio un exercice d’équilibriste. Quelques jours avant un rendez-vous majeur du championnat, l’OM doit se présenter sur la pelouse du Besiktas avec une équipe suffisamment compétitive pour résister à une atmosphère particulièrement hostile, tout en ménageant plusieurs joueurs.
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À voirMetz-ASSE : la préfecture de la Moselle interdit les fans stéphanoisLe choix du turnover ne signifie toutefois pas que Marseille aborde cette rencontre avec détachement. Genesio l’a clairement expliqué : « pas question de galvauder cette Ligue Europa ». Plusieurs éléments moins utilisés devraient donc obtenir du temps de jeu, associés à des joueurs habitués au onze de départ.
Besiktas attend Marseille de pied ferme
Le contexte turc ajoute une difficulté supplémentaire. À Istanbul, le Besiktas pourra compter sur son public et sur une équipe qui possède davantage de certitudes au moment d’accueillir les Marseillais. Pour l’Olympique de Marseille, chaque approximation risque donc de coûter cher.
Le danger est d’autant plus réel que le collectif phocéen cherche encore sa pleine stabilité. Le début de saison a montré des passages intéressants, mais également des baisses de régime. Modifier plusieurs automatismes dans une telle ambiance constitue forcément un pari. Et les paris, à Istanbul, ont parfois la fâcheuse habitude de coûter plus cher que prévu.
Le pari de Genesio pour réveiller son groupe
Cette rotation peut néanmoins servir les intérêts de l’entraîneur marseillais. Donner des responsabilités aux remplaçants permet de mesurer leur capacité à répondre présent lorsque la pression augmente. Genesio estime justement qu’« il est temps pour certains d’avoir une opportunité de montrer leurs qualités en compétition ».
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À voirStade Rennais : Thomasson regrette le manque de réalisme à Sturm GrazCette approche répond aussi à une nécessité sportive. L’effectif marseillais doit pouvoir s’appuyer sur davantage de joueurs fiables si le calendrier s’intensifie. Une bonne prestation d’un élément jusque-là discret pourrait ainsi modifier la hiérarchie et offrir une solution supplémentaire à l’entraîneur.
Murillo, le visage familier dans le camp adverse
À cette équation s’ajoute la présence d’Amir Murillo. L’ancien défenseur de l’OM évolue désormais sous les couleurs du Besiktas et retrouvera donc certains de ses anciens partenaires. Sa connaissance du club et de ses habitudes pourrait apporter quelques informations précieuses à son équipe.
Pour Marseille, cette confrontation possède également une dimension psychologique. Après un début de saison décevant, la Ligue Europa représente une occasion de changer d’air et de retrouver rapidement de la confiance. Mais il faudra d’abord supporter la pression du stade, répondre dans les duels et conserver suffisamment de maîtrise.
L’Europe comme premier véritable examen
L’objectif affiché par Bruno Genesio reste ambitieux : poursuivre l’aventure européenne jusqu’au printemps. Encore faut-il que cette première étape permette à l’OM de poser des bases solides. Le résultat comptera, évidemment, mais la manière dont les joueurs moins utilisés répondront à l’appel sera tout aussi instructive.
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À voirPSG : Désiré Doué entre banc et prolongation, la vérité sur sa situationLe véritable enjeu du turnover se trouve peut-être là. Si les changements permettent à Marseille de conserver de l’énergie sans perdre en cohérence, Genesio aura réussi son dosage. Dans le cas contraire, les choix opérés à Istanbul seront rapidement ramenés au centre des discussions, surtout avec le Classique qui se profile déjà à l’horizon.







