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Vente FC Nantes : Un compromis à 125 M€, Kita proche de la sortie

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Dix-neuf ans après son arrivée à la présidence du FC Nantes, Waldemar Kita a paraphé un compromis de vente avec Paulo Tavares. Prix affiché : 125 M€ pour un club relégué en Ligue 2.

Vente FC Nantes : Waldemar Kita a-t-il vraiment lâché les clés du club ?

Selon Ouest-France, un compromis a été paraphé entre le propriétaire nantais et un pool d’investisseurs français, luxembourgeois et portugais. Arrivé aux commandes en 2007, Kita verrait ainsi se refermer un long chapitre, au lendemain d’une descente en Ligue 2 qui laisse peu de place à la nostalgie ou aux adieux en fanfare.

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Reste que « compromis » ne signifie pas « vente conclue ». Entre la signature et l’acte définitif, plusieurs étapes obligatoires subsistent, et chacune peut faire dérailler la mécanique. Les supporters, échaudés par les rumeurs des dernières semaines, ont appris à ne pas déboucher les bouteilles trop tôt. En football, les annonces vont parfois plus vite que les actes.

125 millions d’euros : une somme qui a de quoi faire sourire ?

Le quotidien l’assure. Ce chiffre a fait sourire beaucoup de monde. Difficile de lui donner tort. Le club évolue désormais à l’étage inférieur, son centre d’entraînement a pris de l’âge et son stade réclame des travaux. Quelques semaines plus tôt, les estimations qui circulaient dans le milieu oscillaient plutôt entre 20 et 40 M€.

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Faut-il pour autant crier à la mascarade ? Pas si vite. Un prix dépend de ce que contient le paquet : actifs, engagements, conditions précises de la transaction. Tant que le contrat reste dans les tiroirs, le calcul de comptoir n’a aucune valeur, et la véritable valorisation du club demeure un mystère.

Qui est Paulo Tavares, l’homme qui annonce 300 M€ ?

Entrepreneur et conseiller sportif, il dirige Phenix Sports Invest et affirme avoir réuni plus de 300 M€ auprès de ses partenaires. La vitrine est belle. L’arrière-boutique, elle, reste floue : ni le montage financier ni le rôle exact de chaque investisseur n’ont été détaillés publiquement. Pas de quoi, en l’état, rassurer les sceptiques.

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Son parcours d’aspirant repreneur invite aussi à la prudence. Valenciennes, Saint-Étienne, Neuchâtel : trois dossiers évoqués, aucun abouti. Le FC Nantes sera-t-il enfin celui qui franchit la ligne d’arrivée, ou simplement le quatrième nom sur une liste déjà longue ? L’avenir le dira.

Quels juges de paix peuvent encore tout faire capoter ?

Deux passages obligés attendent l’opération. Le comité d’entreprise sera d’abord consulté, avant que la DNCG ne passe le dossier au crible. Le gendarme financier du football français devra juger si l’édifice tient debout, et s’il repose sur des fondations plus solides que les effets d’annonce. Une étape déterminante, qui pèsera lourd.

Jusqu’à son verdict, le retour en arrière reste théoriquement possible. Autrement dit, la famille Kita n’a pas encore quitté le navire du FC Nantes, et le champagne peut patienter au frais. Prématuré de célébrer, donc, même si l’idée d’une passation fait son chemin.

Qui pour diriger le futur FC Nantes ?

Le casting s’esquisse déjà. Jérôme Champagne est cité pour la présidence, tandis que Vahid Halilhodzic aurait été sondé pour le poste de manager. L’ancien entraîneur nantais aurait toutefois décliné la proposition, un refus qui laisse la question du banc ouverte. Le nom du prochain visage reste donc à écrire.

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Au fond, l’enjeu se résume simplement : transformer une signature en projet crédible. Il faudra convaincre dans les bureaux, mais aussi sur la pelouse, là où la Ligue 2 n’attend personne et ne pardonne guère les promesses trop bavardes.

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