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Le FC Nantes de Grégory Poirier s’est incliné face à Dunkerque (2-3), samedi, lors de la 9e journée de Ligue 2, malgré une possession supérieure et plusieurs occasions. À la fin du match, Grégory Poirier n’a pas caché sa colère.
FC Nantes-Dunkerque : Une avance gâchée, une colère difficile à contenir
Le FC Nantes espérait confirmer ses progrès après deux matches sans défaite. Face à Dunkerque, les Canaris ont rechuté et laissé filer un résultat qui leur tendait les bras. Au micro de beIN Sports, Grégory Poirier a dit sa déception, surtout devant l’incapacité de ses joueurs à gérer les moments décisifs.
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À voirOM : Victor Joseph répond à sa mise à l’écart pour son attitudeL’entraîneur nantais a regretté la fin de la première période, jouée pourtant avec l’avantage au score. « Le sentiment, c’est de la déception, parce qu’on a été fragiles défensivement », a reconnu le technicien, qui juge ce défaut d’autant plus inquiétant qu’il avait été repéré avant le coup d’envoi.
« Le pire, c’est le scénario : être devant au score et ne pas gérer cette fin de première mi-temps, alors que c’est censé être nous, l’équipe expérimentée », a-t-il ajouté. Nantes ne retrouvera pas de stabilité s’il laisse l’adversaire reprendre confiance au moment où il devrait verrouiller le match.
Grégory Poirier dénonce un collectif sans repères
Les défenseurs ne sont pas les seuls visés. Selon Poirier, les difficultés nantaises viennent d’un problème plus large, celui de l’équilibre de toute l’équipe. Il a refusé de réduire les trois buts encaissés à des erreurs individuelles. « Ce n’est d’ailleurs pas uniquement la faute des défenseurs, ça part aussi d’en haut. Dans l’ensemble, on manque de solidité », a-t-il expliqué.
Autrement dit, la responsabilité défensive commence bien avant la dernière ligne, et attaquants comme milieux doivent aussi courir pour le collectif. Le reproche le plus dur porte sur l’absence de coordination après l’ouverture du score. « Je pense que le pire, après avoir marqué le but, c’est qu’on n’a plus joué ensemble », a regretté Grégory Poirier.
À voirPSG : cheville d’Akliouche, la photo terrifiante du tacleIl a décrit des joueurs qui ne s’accordaient pas sur l’attitude à tenir. Les uns voulaient presser, les autres préféraient reculer en bloc. « Si vous regardez bien, il n’y avait ni bloc ni pressing. Et ça, c’est inacceptable », dénonce Poirier. Le souci est autant tactique que mental. Le FC Nantes doit apprendre à défendre ensemble, même quand il mène.
Le couloir droit, cette faille que Dunkerque a exploitée
Poirier a aussi pointé le côté droit. Ce secteur, qu’il tenait pour un point fort la semaine précédente, a souffert face aux projections adverses. « Je suis aussi très surpris par nos difficultés dans le couloir droit, parce que c’est l’une de nos forces la semaine dernière. On a pris cher de ce côté-là », a reconnu Grégory Poirier. Cela fait mal, car le staff savait que Dunkerque pouvait accélérer et renverser vite le jeu.
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« On savait que c’était une équipe capable de se projeter, avec beaucoup de ballons à l’opposé. On a mal géré ça », a poursuivi le technicien. Les Canaris se sont donc fait surprendre dans une zone qu’ils auraient dû verrouiller. Que les consignes n’aient pas été appliquées pose la question de la concentration du groupe et de sa capacité à garder ses repères pendant 90 minutes. En Ligue 2, un oubli tactique se paie souvent cash.
Des statistiques qui racontent une défaite paradoxale
Les chiffres alimentent la frustration nantaise. Le FCN termine avec 60 % de possession et 19 tirs, contre 12 pour Dunkerque. Les visiteurs ont pourtant eu quatre grosses occasions, contre trois pour les Canaris. Cet écart montre qu’une domination peut rester stérile si elle ne se traduit pas par le contrôle des situations dangereuses.
À voirmercato OM : Santiago Hezze, option prioritaire de l’été prochainAvoir le ballon n’assure ni la solidité défensive ni la maîtrise des temps faibles. Grégory Poirier a aussi évoqué l’irrégularité de certains joueurs, en dessous de leur match précédent. « Je pense que certains joueurs ont été moins bons que lors du dernier match et il faut faire attention à cette constance », a-t-il insisté.
Pour lui, les rencontres de Ligue 2 restent exigeantes, et mener au tableau d’affichage ne veut jamais dire que le travail est fini. Il a ajouté que les matchs contre Nantes et Saint-Étienne attirent une attention particulière. Son équipe doit maintenant garder son intensité, même quand le scénario lui sourit.
Nantes sous pression avant le prochain rendez-vous
Cette défaite aggrave la situation des Canaris. Avec huit points après neuf journées, Nantes est 14e de Ligue 2 et ne devance Clermont, barragiste, que d’un point. Pour un club aux ambitions élevées, ce bilan exige une réaction rapide.
Les remplaçants ont apporté de l’énergie en seconde période, mais ce sursaut est arrivé trop tard pour réparer les erreurs précédentes. Grégory Poirier a résumé l’urgence en une phrase : « Maintenant, on va devoir continuer de travailler et se remettre en question, parce que c’est insuffisant. »
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Il faut que cette colère produise des progrès concrets sur le terrain. Prochain objectif : retrouver une organisation défensive cohérente, mieux protéger les avantages acquis et gagner en régularité. Car en Ligue 2, on peut dominer le ballon sans maîtriser son match. Nantes vient de l’apprendre à ses dépens.








