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Kylian Mbappé a perdu mardi deux partenaires en Chine : deux compagnies chinoises, le fabricant de boissons énergisantes Dongpeng et le géant laitier Mengniu, ont mis fin à leur collaboration avec l’attaquant du Real Madrid avec effet immédiat, en l’accusant d’avoir heurté les « sentiments nationaux ».
Ce que Kylian Mbappé a dit dans la vidéo
Tout part d’une courte vidéo qui circule en ligne depuis lundi. Interrogé sur le mème le plus drôle qu’il ait vu, le capitaine des Bleus évoque un montage où son visage est collé sur celui d’un homme qui, selon lui, serait « un dictateur chinois ». Le photomontage en question le représente sous les traits de Mao Zedong, fondateur de la République populaire en 1949, mort en 1976 et toujours présent sur les billets de banque du pays.
L’authenticité de l’extrait n’avait pas encore été établie de manière indépendante mardi. Ni le joueur ni son club n’avaient réagi.
À voirMercato PSG : sans Kvaratskhelia, Paris veut d’abord vendreEn Chine, la riposte a été immédiate. Dongpeng dit appliquer une tolérance zéro face à tout comportement qui offense le sentiment national. Mengniu a publié un texte presque identique. Sur Weibo, l’annonce de la rupture avec Dongpeng est devenue le sujet le plus commenté du réseau, et des internautes réclament déjà le retrait de l’image du Français des produits de la marque.
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Un mème qu’il disait ne pas trouver drôle
Le détail qui dérange se trouve dans ses propres mots. En septembre, Mbappé avait expliqué dans la presse que les comparaisons avec des figures responsables de souffrances de masse ne le faisaient pas rire. Dans la vidéo, il présente au contraire ce montage comme le plus amusant de tous.
Ces images ne sortent pas de nulle part. Le Madrilène est très populaire en Chine, où les fans l’ont surnommé « guigui », la tortue, en référence à un mème inspiré des Tortues Ninja. Une partie d’entre eux le chambre aussi avec des montages de dictateurs, pour moquer les exigences qu’on lui prête dans les vestiaires. C’est cette culture du détournement, longtemps bon enfant, qui se retourne contre lui.
La Chine ne transige pas avec ses symboles
Le scénario rappelle l’affaire Daryl Morey en 2019. Un simple tweet du dirigeant des Houston Rockets en soutien aux manifestants de Hong Kong avait entraîné la suspension de plusieurs partenariats chinois avec la NBA. La même année, Mesut Özil avait été effacé d’une version chinoise d’un jeu vidéo de football après ses critiques sur le sort des Ouïghours. Sur le marché chinois, une marque qui tarde à se désolidariser s’expose elle-même au boycott.
À voirMercato OM : la Juventus revient à la charge pour P-E HojbjergLe calendrier n’arrange rien pour l’attaquant. La polémique éclate au lendemain du Ballon d’Or, que Harry Kane lui a soufflé, et deux jours après son 100e but sous le maillot merengue. Pour suivre ses prochains rebonds, direction notre rubrique football européen.
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