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Ian Cathro a rapidement compris qu’à l’ASSE, la cohésion du groupe ne se décrète pas, elle se construit. Dans un vestiaire où les nationalités se mélangent, l’entraîneur écossais a choisi une arme aussi simple qu’exigeante : faire de la langue un véritable outil de rassemblement.
ASSE : Cathro abat la première barrière dans le vestiaire
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L’ASSE possède un vestiaire cosmopolite, avec des joueurs venus de plusieurs horizons européens et africains. Pour Ian Cathro, cette diversité ne doit surtout pas devenir une source de distance entre les membres du groupe. Le technicien écossais a donc décidé de montrer l’exemple en s’investissant personnellement dans l’apprentissage du français. Son engagement ne se limite pas à quelques mots appris pour les conférences de presse.
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Le coach suit régulièrement des cours, regarde des contenus liés au football français et cherche à s’immerger dans la langue. Dès son arrivée, il avait annoncé la couleur : « Je vais fournir des efforts, je vais commettre des erreurs, demander parfois la traduction, mais avec ma passion je vais faire de mon mieux », avait-il déclaré. Une démarche humble, mais loin d’être anodine.
Un langage commun pour un groupe aux accents multiples
Le choix de Cathro prend tout son sens lorsqu’on observe la composition de l’effectif stéphanois. Français, Danois, Sénégalais, Autrichiens, Hongrois, Slovènes, Géorgiens ou encore Ghanéens se côtoient quotidiennement. Dans ce contexte, le français peut devenir le point de rencontre indispensable pour éviter les petits clans et favoriser les échanges.
À voirMercato PSG : Décision fracassante pour Lucas Chevalier !L’entraîneur des Verts ne veut d’ailleurs pas être le seul à faire des concessions. Il réclame le même investissement à ses joueurs. Cette exigence rejoint celle de Julien Le Cardinal : « Il va falloir que tout le monde fasse un effort », avait lancé le capitaine. Sohaib Naïr, interrogé par RMC le 4 août, a également résumé l’état d’esprit attendu : « Tout le monde doit faire un pas vers l’autre. »
Quand la langue devient une arme dans la course à la cohésion
Cette stratégie peut produire des effets bien plus importants qu’une simple meilleure compréhension des consignes. Un joueur qui ose parler, plaisanter ou échanger avec son partenaire franchit une barrière. Petit à petit, les relations se densifient. Et sur un terrain, cette confiance peut peser lourd. Cathro insiste aussi sur la dimension symbolique de son apprentissage.
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Pour lui, entraîner Saint-Étienne implique de respecter l’identité particulière du club. « C’est essentiel, parce que nous sommes en France où nous devons le respect de l’histoire. Ici, ce n’est pas un club comme les autres », avait-il expliqué. Le message est clair : avant de demander au groupe de défendre le maillot, il faut comprendre ce qu’il représente.
Le pari de Cathro peut-il changer le visage des Verts ?
La méthode de Ian Cathro est intéressante parce qu’elle dépasse largement le cadre sportif. Le technicien ne cherche pas seulement à transmettre un système de jeu. Il tente de créer un collectif capable de fonctionner malgré les différences culturelles et linguistiques qui composent son vestiaire. Le pari reste toutefois risqué.
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Apprendre une langue ne suffit pas à fabriquer une équipe soudée. Il faudra des résultats, des sacrifices et des moments forts partagés. Mais si Cathro parvient à transformer cette volonté en habitudes quotidiennes, Saint-Étienne pourrait disposer d’un vestiaire beaucoup plus uni. Et parfois, avant de parler le même football, il faut simplement apprendre à parler la même langue.


