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À l’heure où le PSG rêve d’un printemps européen radieux, un grain de sable menace d’enrayer la machine. Derrière les sourires et les victoires, une fragilité persiste, et elle pourrait coûter très cher en Ligue des champions.
PSG : Une défense à découvert, chiffres à l’appui
Les signaux sont trop nets pour être ignorés. Cinq buts encaissés en cinq jours contre Rennes et Monaco : le genre de série qui fait tiquer même les plus indulgents. En championnat, le PSG a déjà concédé 38 buts en 36 matches. En Ligue des champions, 13 en 9 rencontres. À ce niveau, ce n’est plus une anecdote statistique, c’est une alerte rouge.
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Alors que la Ligue des Champions aborde une phase décisive, le timing inquiète. Car si la Ligue 1 pardonne parfois un relâchement, la scène continentale, elle, sanctionne sans préavis. Le moindre mauvais alignement, la plus petite hésitation dans la relance, et l’addition tombe. Luis Enrique le sait : l’équilibre est encore précaire.
Le pressing, arme à double tranchant
L’identité de jeu parisienne repose sur une idée forte : récupérer vite, attaquer plus vite encore. Mais ce pressing exige une synchronisation parfaite. « Les deux buts concédés mardi, par exemple, sont liés aux principes directeurs de Luis Enrique. Si les gars sont hyper réactifs à la perte du ballon, comme le veut l’entraîneur, il n’y a pas de problème. Si ce n’est pas le cas, la demie ou le quart de seconde perdue peut être fatal », analyse Tripy Makonda.
À voirASSE : Un grand retour confirmé dans le groupe contre LavalTout est là : une fraction de seconde. À ce niveau, c’est l’équivalent d’un mètre dans un 100 mètres. Si la ligne défensive n’est pas protégée immédiatement, elle se retrouve exposée, livrée aux appels adverses. Et Paris, parfois, tarde à refermer la porte.
La profondeur, talon d’Achille potentiel du Paris SG
Autre inquiétude : la gestion de la profondeur. « Marquinhos et Pacho ne sont pas les joueurs les plus rapides. S’ils se trompent dans leur anticipation, ça crée une brèche, et l’adversaire exploite la profondeur », prévient encore Makonda. Le constat est lucide, presque clinique. Luis Enrique devra donc ajuster les curseurs.
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Intensité du pressing, coordination des replis, gestion des espaces dans le dos : chaque détail compte. « Connaissant Luis Enrique, c’est le genre de détail qui ne lui a pas échappé et qu’il va travailler. En Ligue 1, ça passe encore, mais en C1, chaque erreur peut coûter cher. » Paris vise les sommets ; il lui faut d’abord colmater la fissure.
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