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Habib Beye n’a pas savouré la victoire comme un simple succès comptable. Après le court triomphe de l’OM face à Auxerre (1-0) au Vélodrome, l’entraîneur marseillais a tenu à remettre ses joueurs face à leurs responsabilités.
OM-Auxerre : Une victoire précieuse au goût d’inachevé
Au Vélodrome, l’essentiel était ailleurs que dans le spectacle. Marseille a arraché trois points importants dans la course au podium, confirmant une dynamique positive après plusieurs semaines agitées. Le score minimaliste n’a peut-être pas fait chavirer les tribunes, mais il permet aux Olympiens de rester solidement installés dans le haut du classement.
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Pour Habib Beye, toutefois, l’essentiel ne se limite pas au tableau d’affichage. L’ancien défenseur international voit plus loin que la simple victoire. « L’important, ce sont les trois points, mais il y a aussi ce que l’on produit dans l’effort et l’engagement », a-t-il laissé entendre, lucide sur les limites de la prestation marseillaise.
Beye impose sa loi : travail et intensité
Depuis son arrivée sur le banc phocéen, le technicien tente d’insuffler une nouvelle culture. Proche de ses joueurs, oui, mais jamais complaisant. Pour lui, l’exigence quotidienne est la base de toute progression. « J’ai une relation très proche avec les joueurs. Il est très important pour moi de connecter…», a-t-il expliqué.
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« Mais j’ai quelque chose qui est non négociable : si on travaille cinq jours, c’est cinq jours à très haute intensité », a martelé Beye avec fermeté. Puis le message s’est fait encore plus clair : « La méritocratie doit primer sur les statuts. On ne calcule pas nos efforts. L’intensité est non négociable. » Une phrase qui sonne comme un avertissement pour les cadres de l’effectif.
Un Vélodrome inhabituellement silencieux
Le contexte de cette rencontre avait également de quoi troubler les Marseillais. Les virages du Vélodrome ont observé un silence pesant durant une grande partie de la première période, signe du mécontentement des supporters face à une saison jugée irrégulière. Habib Beye n’a pas ignoré cette atmosphère particulière.
« L’ambiance est liée au fait que nous avons eu une première mi-temps un peu terne dans les ambitions et les intentions. On le savait, on avait été prévenus », a-t-il reconnu. Malgré cela, le coach a salué l’état d’esprit de ses hommes : « Je veux saluer leur abnégation dans un contexte qui n’est pas simple… On a combattu jusqu’au bout. » Un combat discret, mais précieux, qui permet à Marseille d’avancer… tout en restant sous surveillance de son entraîneur.
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