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C’était l’exploit de ces qualifications, mais aussi celle de cette coupe du Monde au Etats-Unis. Haïti ne disputera là que sa seconde Coupe du monde dans toute son histoire. Mais c’est surtout la situation dans le pays qui rend cette participation historique.
52 année d’attente enfin terminé
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C’est un exploit complètement fou pour tout un peuple, Haïti ira aux États-Unis dans moins d’un mois. Après une première expérience en Allemagne de l’Ouest en 1974, ce ne sera que seulement la deuxième fois de l’histoire que le pays ira sur la plus grande scène du monde. La passion et la joie des Haïtiens furent au-dessus de tout.
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Des générations qui n’ont jamais pu vivre cette sensation, vont enfin pouvoir le vivre en ce mois de juin. Faisant partie du groupe C avec le Brésil, le Maroc et l’Écosse, le tirage ne leur a pas été favorable. Malgré tout, c’est tout un peuple qui soutiendra sa nation pour réaliser un exploit.
Une guerre au milieu des qualifications
Mais ce qui rend cet exploit encore plus énorme, c’est la situation politique dans le pays. Pour bien tout comprendre, il faut remonter à 2021, quand le président haïtien de l’époque, Jovenel Moïse, est assassiné. Très vite, le pays est tombé aux mains des gangs et de la violence, entrant doucement dans une guerre civile. C’est dans ce contexte que démarrent les éliminatoires pour Haïti.
À voirSurprise au PSG : Un accord secret avec le Real prend formeIls finissent 1ers avec un total de 11 points en six matchs, mais surtout en ne jouant aucun match à domicile en Haïti. Les matchs sont délocalisés, très souvent à Curaçao, et le pays ne peut jouer sur sa propre pelouse, à cause de cette guerre qui a, jusqu’à aujourd’hui, causé de nombreux dégâts, dont notamment la prise du stade par les gangs haïtiens. Presque aucune sélection n’a dû faire face à tant de complications pour simplement jouer un Mondial.
Un effectif qui veut rendre fier
Aujourd’hui, la sélection est constituée d’énormément de binationaux, mais c’est aussi ce qui fait la force du pays. Cette diaspora qui est présente un peu partout dans le monde et qui continue de prouver son talent et son niveau. Que ce soit offensivement avec Duckens Nazon, le meilleur buteur de l’histoire de Haïti avec 44 buts, originaire de Chambly, passé par l’Olympique Saint-Quentin mais aussi Laval ou encore plus récemment Kayserispor, il est l’homme fort de cette attaque, accompagné par Frantzdy Pierrot, ancien attaquant de l’EAG, né en Haïti, mais ayant très vite déménagé aux États-Unis.
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Au milieu de terrain, l’ex-espoir français, Jean-Ricner Bellegarde fait la différence, avec sa panoplie technique et est la troisième et avant-dernière roue du bolide haïtien. L’ancien Strasbourgeois est aujourd’hui un des hommes forts du sélectionneur Sébastien Migné, et prouve match après match, qu’il a sa place. Mais comment parler d’Haïti sans notifier son rempart final, le capitaine de la sélection, Johny Placide. À 38 ans, le portier de Bastia tient encore sa nation sur ses bras en montrant tout son leadership mais également sa rage de vaincre.
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Avec des joueurs de talent comme ces quatre hommes, Migné aura de quoi donner de l’espoir à tout un peuple ou bien même de simplement les rendre plus fiers qu’ils ne le sont déjà. Haïti débutera son Mondial le 14 juin, contre l’Écosse de Scott McTominay. Désormais, c’est entre les mains des 26 sélectionnés, qui portent un pays détruit mais qui espère sur leurs épaules.


