Omar Artan : « Merci à l’UEFA », la pique involontaire à la FIFA

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Alors qu’il devait officier à la Coupe du monde 2026, Omar Artan s’est vu refuser son entrée sur le sol américain. Deux mois plus tard, l’UEFA l’a désigné arbitre principal de la finale de la Supercoupe d’Europe. Un geste touchant, mais aussi indirectement provocateur.

Omar Artan : Refoulé du territoire américain à cause d’un décret de Trump

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Omar Abdulkadir Artan s’apprêtait à vivre son rêve, celui de n’importe quel acteur du monde du football : participer à une Coupe du monde. Si certains y assistent plus qu’ils ne la disputent selon leur rôle, lui aurait dû être au centre du terrain, sifflet à la main, entouré des plus grandes stars mondiales. Mais le destin de l’arbitre somalien de 34 ans a basculé à Miami.

Arrivé en Floride après un très long vol, Omar Artan a été interrogé par la douane américaine dès son atterrissage, puis refoulé avec interdiction d’entrer sur le territoire, le 6 juin dernier. Un refus lié à un décret datant de 2025, établi par l’administration Trump, interdisant l’entrée aux États-Unis à certains ressortissants, dont ceux de Somalie, malgré un visa en règle. Il a donc été exclu sans même pouvoir négocier quoi que ce soit ou faire appel.

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Toutefois, la FIFA a tenu à soutenir l’arbitre qu’elle avait sélectionné deux mois plus tôt pour officier au Mondial 2026, sans pour autant condamner la politique migratoire américaine. Dans un communiqué cinglant publié quelques jours après l’affaire, l’instance de Gianni Infantino déclarait : « Le pays hôte détermine seul qui est admis sur son territoire. »

La désignation d’Omar Artan par Aleksander Čeferin félicitée

Après cet événement houleux qui a secoué la planète football, d’autant plus qu’il aurait pu se reproduire avec la délégation iranienne à son arrivée en Amérique du Nord, l’UEFA, l’instance qui régit les compétitions européennes, a fait le choix de désigner Omar Artan, le 11 juin dernier, comme arbitre principal de la finale de la Supercoupe d’Europe 2026. Un choix anodin et logique qui, à ce moment‑là, ne laissait pas présager l’ampleur qu’il prendrait aujourd’hui.

Ces dernières semaines, une guerre de gouvernance s’est installée entre la FIFA et le reste du monde. Elle a été provoquée par le projet insensé de Gianni Infantino, qui souhaitait vendre des parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés. S’il a été abandonné entre temps, cette idée a tout de même considérablement dégradé la réputation du dirigeant helvético‑italo‑libanais et affaibli son influence.

Aleksander Čeferin, président de l’UEFA, n’a pas caché sa position vis-à-vis de son homologue mondial. Après s’être opposé à lui par la parole, il l’a fait par les actes, sans même le vouloir. Sa décision concernant Omar Artan a été félicitée à travers le monde. Bien qu’elle a été prise avant la guerre de gouvernance, elle est aujourd’hui perçue comme un geste allant à l’encontre de ceux de l’autorité internationale du football.

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De son côté, l’arbitre somalien a déclaré hier soir : « Merci à l’UEFA. Vous avez vraiment rendu ma vie meilleure pour toujours. » Visiblement très ému par cette nomination, celui qui est devenu mercredi soir le premier arbitre africain à officier un match de l’UEFA a considéré la finale de la Supercoupe d’Europe comme ayant été « sa Coupe du monde. »

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