Mondial 2026 : Polémiques, show commercial, football… que retenir de cette édition ?

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Dimanche soir, l’Espagne remportait la deuxième Coupe du monde de son histoire face à l’Argentine (1-0), mettant un terme à l’édition 2026. Quatre jours plus tard, avec le recul nécessaire, il est temps de revenir en détail sur la compétition.

Mondial 2026 : La polémique Balogun et le cas argentin

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C’était il y a 44 ans, en Espagne, à Valladolid : l’équipe de France affrontait le Koweït en phase de groupes de la Coupe du monde 1982. Alain Giresse marqua le but du 4-1 à la 79e minute, mais un soi-disant coup de sifflet avait retentit dans les tribunes. C’est alors que le frère de l’émir du Koweït descendit sur la pelouse pour faire annuler le but. Ce fut le premier cas d’arbitrage diplomatique dans la compétition, et pas le dernier.

L’histoire s’est étroitement reproduite lors de l’édition 2026 en Amérique du Nord. Le président américain, Donald Trump, a fait réviser un carton rouge reçu par l’attaquant Folarin Balogun en 16es de finale, lors de la victoire des États-Unis contre la Bosnie-Herzégovine (2-0). Bien sûr, le souhait du locataire de la Maison-Blanche a été exaucé et le joueur de l’AS Monaco a vu sa sanction être annulée. On parle aujourd’hui « d’ingérence politique ».

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Si, contrairement au cheikh Fahad al-Ahmed al-Jaber al-Sabah, Trump n’est pas descendu sur la pelouse, il aura tout orchestré à distance depuis son Bureau ovale. Une polémique qui entache grandement la crédibilité de l’événement le plus suivi au monde et qui montre les limites de la FIFA et de son président, Gianni Infantino, qu’on croyait si puissants. En réalité, ils ne sont que les vassaux des dirigeants politiques mondiaux à l’influence de Trump.

En parlant d’Infantino, beaucoup de décisions prises par lui et par son instance ont interrogé au sujet d’une équipe en particulier : l’Argentine. Critiqué pour les avoir indirectement aidés pendant leur parcours cet été, ainsi qu’en 2022, il est attendu au tournant dans les semaines à venir. Plusieurs supporters réclament de lourdes sanctions suite aux actes violents commis par certains joueurs argentins sur ceux espagnols après le coup de sifflet final.

Un show commercial innovant ou insupportable ?

Au-delà de toutes ces polémiques éminemment politiques qui se répercutent directement sur le sport, une autre invention a également fait réagir. « Made in Gianni Infantino » , ce Mondial 2026 a donné l’occasion à tous les diffuseurs de rendre la compétition mercantile. À chaque pause fraîcheur, les chaînes de télévision avaient le droit de diffuser une page de publicité, même si elle ne durait que trente secondes.

Sifflées par les supporters présents dans les tribunes, ces pauses fraîcheur ont parfois rendu les rencontres insupportables à suivre, cassant totalement le rythme de la partie. Plusieurs matchs ont d’ailleurs connu des renversements de momentum (moments forts) à la suite de ces « cooling breaks », aussi nécessaires soient-ils à cause de la chaleur. Si ces dernières trouveront malgré tout des partisans, elles ne s’inscrivent pas dans la logique du jeu.

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Même cas de figure pour le show de la mi-temps lors de la finale entre l’Espagne et l’Argentine, digne du Super Bowl. Selon l’IFAB, la loi 7.2 du football indique : « Les joueurs ont droit à une pause entre les deux périodes ne dépassant pas 15 minutes. » Pourtant, celle de la finale a duré plus de 27 minutes. Si elle a laissé place à un spectacle hors norme, elle a de nouveau redéfini l’essence du ballon rond, au plaisir des uns et au malheur des autres.

Et le football dans tout ça ?

Parce qu’une vision passéiste ne permettra jamais d’avancer, il faut donc savoir vivre avec son temps et accepter le changement, même si chaque nouveauté se conclut par le sempiternel : « C’était mieux avant. » Dans tout ça, le football, lui, ne cesse d’évoluer de façon encore plus spectaculaire. Ce nouveau format à 48 équipes nous aura offert de belles surprises et des rencontres cinq étoiles, notamment la finale.

Lamine Yamal vs Lionel Messi : le futur vs le présent, même si l’un va rapidement devenir le présent et l’autre le passé. À la fin, c’est le jeune qui l’a emporté grâce à un collectif merveilleux en train de marquer l’histoire internationale de son sport. Quant aux autres, Kylian Mbappé continue d’empiler les buts et les distinctions individuelles, à défaut de celles collectives. Olise doit encore progresser, même si, avec lui, l’avenir des Bleus s’annonce radieux.

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Kane et Bellingham finiront bien un jour par remporter un titre majeur qui échappe aux mains de l’Angleterre depuis 1966. Le Maroc atteindra peut-être une finale mondiale une fois dans son histoire. D’autres pays peuvent aussi en rêver, car le football le permet. Ainsi, malgré tout ce qui a été dit sur cette Coupe du monde 2026, ce que l’on retient surtout, c’est que l’on regarde déjà en direction de la prochaine édition en 2030, tristes que ce soit déjà fini.

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