‎Mercato PSG : Luis Enrique a tranché, la fin pour Chevalier ?

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Lucas Chevalier et le PSG vivent une histoire qui tourne au malentendu. Recruté 40 millions d’euros pour succéder à Gianluigi Donnarumma, le portier français a perdu sa place au profit de Matvey Safonov dès le mois de janvier. Selon Gregory Schneider, journaliste de Libération, l’entraîneur parisien n’a désormais plus d’autre choix que de maintenir le Russe dans ses buts jusqu’au bout de la saison.

‎Mercato PSG : Chevalier, l’investissement qui ne s’est pas rentabilisé

‎Il y a des transferts qui semblent logiques sur le papier et qui se fracassent contre la réalité du terrain. Lucas Chevalier en est l’illustration la plus frappante de cette saison parisienne. Quand le PSG choisissait de se séparer de Gianluigi Donnarumma, vendu à Manchester City, pour miser 40 millions d’euros sur le prometteur gardien lillois, le pari paraissait solide : un portier français, en pleine progression, taillé pour s’inscrire dans la durée au plus haut niveau européen.

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‎Six mois plus tard, le scénario a pris une tout autre direction. Matvey Safonov, longtemps considéré comme le numéro deux de luxe, s’est imposé dans les buts parisiens avec une autorité que personne n’avait vraiment anticipée. Et depuis, Chevalier attend. Il attend un signe, une opportunité, un faux pas du Russe qui ne vient pas.

‎Safonov, l’inconnu qui est devenu intouchable

‎Gregory Schneider, fin observateur du football de club sur Instagram aux côtés de Farid Rouas, a livré une analyse qui mérite attention : « C’est quand même un joueur sorti de Krasnodar à 27 ans. Quand on veut faire carrière dans les grands clubs, ce n’est pas anodin. Il y a peut-être eu un effet de retard lié à la guerre en Ukraine, qui a constitué un frein, à la fois pour les laisser partir et pour les clubs étrangers pour les recruter. Donc c’est un gardien dont on cerne mal les limites et lui-même les cerne mal. »

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‎Un portrait d’homme encore en construction, ce qui rend sa domination actuelle d’autant plus remarquable. Safonov n’est pas un produit fini, il est un joueur qui se découvre lui-même au contact de l’élite européenne. Et c’est précisément cette marge de progression visible qui rend son cas fascinant, et son délogement quasi impossible à justifier sportivement.

‎Luis Enrique sous le regard de son vestiaire

‎C’est là que Schneider touche quelque chose d’essentiel, souvent ignoré dans le débat public : « On ne peut pas promouvoir une forme de méritocratie en écartant, à ce moment-là, Matvey Safonov, qui fait ses matchs, qui a été plutôt bon contre Chelsea. On ne peut plus le sortir. Il ne faut pas mésestimer le regard des joueurs sur Luis Enrique : l’air de rien, il vit aussi sous leur regard », confie-t-il.

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‎En clair : un entraîneur n’est jamais souverain absolu. Il dirige, il tranche, mais il administre aussi un équilibre collectif extrêmement fragile. Écarter Safonov sans raison sportive valable, ce serait envoyer un signal dévastateur à l’ensemble du groupe, celui que le mérite ne suffit pas, que les hiérarchies s’achètent plutôt qu’elles ne se gagnent.

Chevalier face à un été décisif

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Si Safonov finit la saison dans les buts, confirme lors d’une potentielle finale européenne, et que Luis Enrique maintient sa confiance dans le Russe, la question du départ de Chevalier ne sera plus un tabou, elle deviendra une nécessité. À 40 millions d’euros, le PSG ne peut pas se permettre de conserver indéfiniment un gardien titulaire de luxe sur le banc. Le prochain mercato estival sera, pour Lucas Chevalier, bien plus qu’un simple marché de transfert : ce sera un choix de carrière.


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