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L’Amérique du Sud, le continent du football. Pour beaucoup, ce n’est qu’une place parmi le monde, mais pour les cartels, c’est un moyen d’assouvir une vengeance ou encore de s’enrichir. Aujourd’hui, on va regarder comment le championnat colombien est touché par cette terrible chose.
Des arbitres arrosés, des match arrangés
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Dans les années 70-80, le championnat colombien voit des personnalités du pays commencer à prendre possession de certains clubs, comme notamment le cartel de Medellín qui jette son dévolu sur l’Atletico Nacional alors que le cartel de Cali se met sur l’América de Cali.
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À voirMercato Paris FC : Adieux émouvants de Julien Lopez !Dès lors, il a été dit que les cartels payaient les arbitres pour que leurs clubs remportent leurs matchs et des titres, comme en 1989 et la demi-finale de Copa Libertadores entre l’Atletico Nacional et le Danubio FC. Malgré rien d’officiel suite à une enquête, certains témoins continuent de dire que cette rencontre a été achetée par l’Atletico Nacional qui remportera cette édition de la Copa Libertadores.
Puis ce fut au tour de l’America de Cali de subir des critiques et d’être accusé de tricherie. Encore une fois, rien de prouvé mais encore des témoignages qui confirment ce genre de pratique. Mais cela vient du fait que parfois, le paiement ne se faisait pas en cash, mais plus sous le style de cadeaux, de coups de téléphone à leurs relations, de pression et de menaces.
Quand ça jouait pour sa vie
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L’exemple le plus concret de la domination des cartels sur le football colombien, il eut lieu lors de la Coupe du Monde 1994. La Colombie se requalifie après plusieurs années d’absence, et le peuple espère voir le pays réaliser une excellente performance. Les cartels font exploser les cotes sur les paris clandestins, tout le monde a confiance en la Colombie de Valderrama.
Mais malheureusement, ça ne se finit pas comme espéré. La Colombie perd 3-1 contre la Roumanie mais garde une chance de se qualifier si elle bat les États-Unis. Il fallait forcément que le plan échoue. Andrès Escobar inscrit le but le plus triste de cette Coupe du Monde, un CSC qui qualifie les États-Unis et qui signe l’arrêt de mort d’Escobar.
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Le soir du 2 juillet 1994, alors qu’il sort d’une boîte de nuit, Escobar fut interpellé par des hommes lui demandant un autographe, il les suivit mais ne sortira jamais de cette ruelle. Il fut assassiné, en représailles de ce contre son camp, avec ces assaillants qui se mirent à crier « GOL ! GOL ! GOL ! » à chaque coup de couteau. C’est le moment qui montre que le football colombien n’est plus un simple jeu.
De la pénombre a la lumière
La mort d’Andrès Escobar fut un choc pour tout le pays, et de là démarre la révolution du football colombien. Les clubs se libèrent progressivement des ombres des cartels au-dessus d’eux et se restructurent. Certains budgets s’effondrent avec la lente disparition des cartels du monde du ballon rond, mais cela permit aux clubs de commencer de profondes refontes et de devenir plus indépendants, en laissant tomber l’argent des cartels.
La nouvelle Génération Dorée apparue lors de cette fameuse Coupe du Monde 2014 fut ce qui a définitivement permis de détacher la Colombie des cartels dans le football. Malgré tout, il arrive encore que certains arbitres soient payés ou bribés pour avantager une équipe plutôt qu’une autre, mais les enquêtes sont réalisées beaucoup plus souvent et avec beaucoup plus de rigueur.
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Aujourd’hui, la Colombie rayonne grâce à une génération qui revient sur le premier plan, et qui espère enfin se débarrasser à tout jamais de cette image des cartels.


