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La « remontada » dans les dernières minutes de la Belgique face au Sénégal, hier soir, a démontré une nouvelle fois l’importance des fins de match dans cette Coupe du monde 2026. Mais alors, pourquoi sont-elles si prolifiques ? Explications.
Mondial 2026 : des scénarios fous dans les dernières minutes
Les Diables Rouges sont des miraculés. Hier soir, la Belgique a renversé le Sénégal au terme d’une rencontre à rebondissements. Menés 2 à 0 à cinq minutes de la fin du temps réglementaire, les partenaires de Romelu Lukaku sont parvenus à égaliser. Youri Tielemans a finalement donné la victoire à la Belgique sur un penalty en toute fin de prolongation. Un scénario fou, mais pas inédit à ce stade de la compétition.
Stephen Eustáquio, le héros de toute une nation, a qualifié le Canada face à l’Afrique du Sud pour le premier match couperet de ce Mondial 2026, à la 92e minute, d’une superbe reprise. Le lendemain, c’est un magnifique mouvement collectif et une merveille de passe de Bruno Guimarães qui ont permis à Gabriel Martinelli et au Brésil de se hisser en huitièmes de finale à la 95e minute.
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Le Maroc, lui, a dû compter sur son défenseur Issa Diop pour arracher une prolongation d’une tête rageuse à la 91e minute face aux Pays-Bas. La Norvège d’Erling Haaland et l’Angleterre d’Harry Kane ont toutes deux dû attendre la 86e minute pour forcer la décision et se qualifier, respectivement, contre la Côte d’Ivoire et la République démocratique du Congo. Sans oublier le Paraguay, qui a tenu en échec l’Allemagne avant de l’éliminer aux tirs au but.
L’irrationalité du football comme explication
La première explication à tous ces retournements de situation et à ces buts tardifs proviendrait de l’irrationalité de ce sport et de son côté imprévisible, qui fait sa beauté. Sans avoir été brillante pendant 80 minutes, la Belgique s’est tout de même qualifiée, car le football offre cette possibilité de pouvoir tout renverser tant que l’arbitre n’a pas donné le coup de sifflet final. L’aspect mental joue aussi son rôle. Les Lions de la Teranga étaient assommés après l’égalisation belge. La suite du match devient, dès lors, plus compliquée si la tête ne suit pas.
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À voirKylian Mbappé : le monsieur Coupe du mondeCela n’explique pas tout. En effet, outre l’irrationalité du football, cette Coupe du monde avec ses 48 pays — un record dans l’histoire de la compétition — offre la possibilité aux petites nations de battre les grosses. L’exemple parfait est celui du Paraguay, tombeur de la Mannschaft et de ses quatre Coupes du monde. Au prochain tour, « la Albirroja » affrontera la France, et on espère un résultat tout autre.
L’envie d’éviter les prolongations, et encore plus les tirs au but
Enfin, la dernière explication probable rejoint celle précédente et ce nouveau format à 48 équipes, et donc un tour de plus : les seizièmes. Bien qu’elle ne se tienne que sur un mois, la Coupe du monde porte déjà son lot de pression et, pour les grandes nations, une rencontre en plus ne rajoute que sueur et fatigue. Le temps de récupération entre chaque affrontement varie entre quatre et cinq jours, alors maîtriser son seizième comme les Bleus est une bonne idée pour les organismes.
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Les prolongations ajoutent deux fois quinze minutes supplémentaires sous la chaleur américaine en plein après-midi en raison du fuseau horaire des États-Unis. Les tirs au but, eux, sont encore plus redoutés. Ils vous obligent à passer par ces prolongations en additionnant à cela la cruelle séance de TAB, ce qui vous affaiblit pour la suite de la compétition.
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En fin de compte, ces fins de match spectaculaires stressent davantage les coachs tel que Rudi Garcia, le sélectionneur de la Belgique, faisant les cent pas dans sa zone technique. Cependant, elles permettent aussi de ravir les spectateurs profitant de la folie de l’événement le plus suivi au monde.

