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À la veille du Classique OM-PSG, les ultras parisiens ont ironisé sur les places encore disponibles au Vélodrome, où Marseille recevra le PSG dimanche soir. Réunis au Campus pour soutenir leur équipe, ils ont déployé une banderole visant directement la fréquentation du stade marseillais.
Classique OM-PSG : Que dit la banderole des ultras parisiens ?
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Le ton est donné avant même le coup d’envoi. Alors que le PSG préparait son déplacement à Marseille, ses ultras se sont retrouvés samedi au Campus pour assister à l’entraînement et encourager les joueurs de Luis Enrique. Comme le rapporte L’Équipe, ils ont également profité de ce rendez-vous pour adresser une pique à leur rival historique.
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Sur une banderole, les supporters parisiens ont écrit : « Prix de l’essence/Vélodrome, ça devient dur de faire le plein… » Une formule volontairement moqueuse, qui détourne la question du prix du carburant pour viser les difficultés rencontrées par l’OM pour remplir complètement son enceinte à l’approche du Classique.
Le Vélodrome pourra-t-il afficher complet ?
L’ironie du Collectif Ultras Paris s’appuie sur une réalité observable. À la veille de la rencontre, des billets restaient accessibles au grand public sur la billetterie de l’OM, avec des tarifs allant de 65 euros en catégorie 10 à 225 euros pour la catégorie or. Quelques jours auparavant, L’Équipe indiquait même que plusieurs milliers de places demeuraient disponibles.
À voirOGC Nice : Bonne nouvelle, Antoine Mendy opéré avec succèsCette situation contraste avec l’image habituelle du Vélodrome lors d’un OM-PSG. Le président marseillais Stéphane Richard avait lui-même reconnu une baisse de fréquentation depuis le début de la saison, évoquant une forme d’attentisme autour du club. Il appelait néanmoins les supporters à continuer de venir au stade malgré les difficultés sportives traversées par l’OM.
Pourquoi les Parisiens sont-ils privés de Vélodrome ?
La scène possède une autre particularité. Les ultras du PSG ne pourront pas assister au Classique depuis le parcage visiteurs. Le ministère de l’Intérieur a interdit leur déplacement à Marseille, une mesure confirmée vendredi par le Conseil d’État après le recours du Collectif Ultras Paris.
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Cette interdiction n’empêche donc pas les supporters parisiens de participer à leur manière au duel. Depuis 2015, les déplacements des supporters du PSG à Marseille sont régulièrement interdits en raison des risques de troubles liés à la rivalité entre les deux camps. Le Conseil d’État a encore estimé vendredi que l’interdiction ne portait pas, en l’état, une atteinte manifestement disproportionnée aux libertés invoquées.
Une rivalité qui dépasse largement les 90 minutes ?
Cette nouvelle passe d’armes rappelle surtout que le Classique ne commence pas lorsque l’arbitre siffle. Il se joue aussi dans les tribunes, sur les réseaux sociaux et dans les messages adressés à l’adversaire. Cette fois, les ultras du PSG ont choisi l’humour pour appuyer là où cela peut faire mal : l’affluence.
Mais il faut distinguer la provocation de la réalité sportive. La présence de sièges encore disponibles ne signifie pas que le Vélodrome sera vide dimanche soir. Elle montre simplement que, contrairement à certaines éditions, la rencontre n’affichait pas encore complet à l’approche du coup d’envoi.
Quel détail donne une autre dimension à la pique ?
Le contexte sécuritaire donne également une portée particulière à cette séquence. Malgré l’absence de supporters parisiens, la rencontre a été classée au niveau 5 sur 5 par la Division nationale de lutte contre le hooliganisme, soit le niveau maximal de risque.
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À voirOM : Alerte, Bruno Genesio commence sérieusement à douterLe paradoxe est donc saisissant : le PSG et ses supporters seront séparés du Vélodrome par une interdiction administrative, mais la rivalité, elle, reste bien présente. Une banderole, quelques mots et une poignée de billets encore disponibles auront suffi à relancer les hostilités avant même que le ballon ne roule. Dimanche soir, les Marseillais auront une réponse à donner sur le terrain. Et celle-là, contrairement à une banderole, se mesurera au tableau d’affichage.







