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L‘ASSE de Ian Cathro a arraché une victoire précieuse face au FC Nantes (1-0), samedi, grâce à une tête d’Augustine Boakye à la 90e minute. Malgré les difficultés rencontrées face aux Canaris, le technicien stéphanois a salué la résilience de ses joueurs, qui ont provisoirement porté à six points leur avance en tête de la Ligue 2.
ASSE-FC Nantes : Une victoire au bout de l’effort, symbole d’un collectif qui grandit
Il a fallu attendre la dernière minute du temps réglementaire pour que l’AS Saint-Étienne plie enfin le FC Nantes. Le match a été âpre, et les hommes de Ian Cathro ont fini par puiser ce qu’il fallait pour ramasser trois points. Un succès obtenu dans la douleur, face à un adversaire bien en place, capable d’embêter le leader du championnat.
Au coup de sifflet final, l’entraîneur écossais n’a pas caché que ça avait coincé. « C’est le succès le plus difficile que nous avons obtenu cette saison », a reconnu Ian Cathro. Grâce à Augustine Boakye à la 90e minute, les Verts consolident pour l’instant leur place au sommet de la Ligue 2. Dans les tribunes, les supporters ont fêté ce dénouement, pendant que les Magic Fans soufflaient leurs 35 ans d’existence dans une ambiance électrique.
Le FC Nantes a longtemps fait dérailler le plan stéphanois
Le film du match aurait pourtant pu tourner autrement. Avec sa défense à cinq, le FC Nantes a bouché l’axe et étouffé les combinaisons stéphanoises. Les Canaris ont aussi su jouer dans le dos de la défense et se sont offert plusieurs vraies occasions avant la pause. Sissoko à la 35e minute, puis Corredor, dont la frappe a été détournée par Mamour Ndiaye à la 44e, ont réellement fait trembler les Verts.
Grégory Poirier, le coach nantais, a pesté contre le manque de réalisme de ses joueurs, tout en reconnaissant leur copie tactique. « On a très peu subi », a-t-il glissé, convaincu que son équipe pouvait repartir avec bien mieux. Les Nantais ont encore trouvé quelques coups de pied arrêtés après la pause, mais la pression stéphanoise a fini par monter d’un cran. À force de reculer et d’enchaîner les efforts défensifs, les Canaris ont craqué sur la tête décisive de Boakye.
Ian Cathro salue une équipe qui ne perd plus ses nerfs
Pour Ian Cathro, cette victoire montre surtout que Saint-Étienne a changé dans sa façon de se comporter ensemble. Selon lui, ses joueurs ont réglé certains soucis constatés durant la première période contre le Red Star, le 17 octobre. Face au pressing nantais, les Verts ont tenté de mieux conserver le ballon, d’accélérer après la pause et de s’appuyer davantage sur les côtés. Résultat : plus de liens entre les joueurs, et une faille enfin trouvée.
À voirOM-Le Havre : le onze de Genesio presque fixé, un seul doute subsisteLe technicien stéphanois a aussi martelé que son groupe savait rester soudé quand ça se complique. « Nous faisons front ensemble », a-t-il lâché, avant de préciser que ses joueurs avaient appris à mieux digérer leurs frustrations depuis les matchs contre Dijon, gagné 3-2, et Dunkerque, perdu 2-1. Ian Cathro a toutefois déploré certaines décisions arbitrales sur les fautes dans les duels, jugeant qu’elles devaient mieux protéger les attaquants. Il a admis que son équipe avait parfois flirté avec la limite dans l’intensité des contacts.
Les Verts prennent de l’avance, mais le chantier reste ouvert
Grâce à ce succès, Saint-Étienne a pour l’instant six points d’avance en tête de la Ligue 2. Cet écart prouve la constance des Stéphanois, capables de s’imposer même quand leur supériorité technique et tactique ne fait pas la différence vite. Le dénouement face à Nantes rappelle aussi qu’il faut de la confiance et de la patience pour tenir la pression jusqu’au bout.
Cette force mentale sera un atout pour la suite de la saison, mais elle ne gomme pas les ennuis rencontrés face à un bloc bien regroupé. Ian Cathro devra surtout veiller à ce que son équipe transforme plus tôt sa domination en occasions réelles, histoire d’éviter des fins de match aussi crispantes. La victoire contre Nantes confirme l’élan des Verts, mais elle rappelle qu’être leader, c’est savoir souffrir autant que savoir jouer.








